Nous avons le plaisir d'annoncer une nouvelle étape pour Primo : une levée de 8 millions de dollars auprès de Headline et Global Founders Capital. Depuis trois ans, nous construisons une plateforme qui réunit toute l'IT d'une entreprise en un seul système. Cette levée nous permet de franchir le cap suivant : donner aux équipes IT des agents capables d'exécuter le travail, et plus seulement de l'organiser.
Une IT unifiée plutôt que des outils en silos
Primo est né d'un constat simple. Dans la plupart des entreprises de 50 à 1 000 personnes, l'IT s'est construite par empilement. Un MDM pour les appareils. Une solution pour les accès et les identités. Une autre pour les licences SaaS. Une plateforme d'achat pour le matériel. Un helpdesk pour le support.
Chacun de ces outils est bon dans son domaine. Aucun ne parle aux autres.
Les équipes IT en paient le prix tous les jours. Elles réconcilient des données entre des systèmes conçus séparément. Elles répètent les mêmes gestes à chaque arrivée, chaque départ, chaque demande d'accès. Elles apprennent un départ après coup, parce que l'IT et les RH ne partagent pas la même information. Et les rares outils qui couvrent tout ont été pensés pour des grands groupes, pas pour une équipe de deux ou trois personnes.
Nous avons pris le chemin inverse. Depuis trois ans, nous construisons une seule plateforme pour les appareils, les accès, les applications SaaS, les achats de matériel et le support IT. Un seul modèle de données, organisé autour du collaborateur et relié aux données RH. Plus de 400 entreprises dans 10 pays gèrent aujourd'hui leur IT avec Primo.
Cette unification simplifiait déjà l'IT. Elle est devenue la condition pour y faire entrer l'IA.
L'IT mérite son moment IA
Pendant vingt ans, les logiciels IT ont servi à organiser le travail. Inventorier les appareils. Tracer les tickets. Lister les accès. Ils ont rendu l'IT lisible.
Mais ils fonctionnaient en silos. Ils n'ont jamais pu prendre en charge le travail lui-même. Derrière chaque tableau de bord, des humains continuaient d'exécuter les mêmes gestes, d'un outil à l'autre.
L'IA change ce qu'on peut attendre d'un logiciel. Il peut désormais traiter une demande, résoudre un incident, appliquer une règle, sans qu'une personne intervienne à chaque étape. Les collaborateurs vont s'attendre à ce que leurs besoins soient réglés au moment où ils surviennent. Les équipes IT vont s'attendre à déléguer des processus entiers, en gardant la vue sur ce que font les agents et la main sur les décisions qui comptent.
Nous croyons que ce sera le nouveau standard de l'IT. Pas dans dix ans. Maintenant.
L'IA dans l'IT est un problème de système avant d'être un problème de modèle
Les modèles sont devenus très capables. Ils sont accessibles à tous. N'importe quel éditeur peut brancher un LLM sur son outil et l'appeler "agent". Ce n'est pas là que se joue la différence.
Un agent ne peut pas agir sur des systèmes qu'il ne voit pas. Branché sur un helpdesk, il rédige de belles réponses, mais il ne peut pas ouvrir l'accès demandé. Branché sur un MDM, il détecte le poste non conforme, mais il ne sait pas à qui il appartient, ni si cette personne a quitté l'entreprise hier. Chaque outil isolé plafonne l'agent à ce que cet outil expose.
Multiplier les copilotes sur dix outils fragmentés ne donne pas une IT agentique. Cela donne dix assistants qui ne se parlent pas.
Pour exécuter une opération complète, un agent a besoin de deux choses. Le contexte : qui est cette personne, quel est son poste, quel appareil elle utilise, à quoi elle a droit. Et les moyens d'agir dans chaque système concerné, dans le bon ordre, en s'arrêtant proprement si une étape échoue. Ces deux conditions n'existent que sur un système unifié.
C'est un choix exigeant. Construire toute la plateforme prend plus de temps que poser une couche intelligente sur les outils des autres. Nous l'avons fait parce que c'est la seule façon de tenir la promesse. Et parce que chaque brique connectée étend ce qu'un agent peut faire. Plus le système voit, plus il peut agir.
Un agent qui agit doit être encadré comme un collaborateur
Confier à un agent la gestion des accès ou la configuration d'un appareil, c'est lui donner un pouvoir réel sur le système d'information. Ce pouvoir ne se délègue pas sans cadre.
Ce qui manque le plus aux agents aujourd'hui, ce n'est pas l'intelligence. C'est le harnais. Des règles qui définissent, action par action, ce que l'agent exécute seul et ce qui passe par un humain. Un contexte complet, pour ne jamais agir sur une supposition. La capacité de s'arrêter net quand une étape échoue. Et une trace de chaque action, lisible après coup.
Chez Primo, chaque agent est gouverné par une politique définie par l'entreprise. Les actions sensibles, effacer un appareil ou révoquer un accès critique, passent par une validation humaine tant que l'entreprise n'a pas décidé autrement. L'agent peut suggérer d'ajuster sa politique face à une situation ambiguë. La décision reste humaine. Toutes ses actions sont consignées et auditables.
Un agent qui intervient au cœur de l'IT doit être géré avec la même rigueur qu'un membre de l'équipe. Un périmètre, des règles, une responsabilité. C'est cette rigueur qui rend la délégation possible. On ne délègue pas à ce qu'on ne peut pas contrôler.
Le rôle de l'IT change : d'exécutant à architecte
On nous demande parfois si l'automatisation menace les équipes IT. Nous avons parlé à des centaines d'entre elles. Aucune ne manque de travail. Toutes manquent de temps.
Le quotidien d'un responsable IT dans une PME est dicté par l'urgence. Les tickets, les onboardings, les demandes d'accès, les contrôles de conformité. À traiter maintenant, parce que quelqu'un attend. Ce ne sont pas des équipes qui manquent de maîtrise. Ce sont des équipes dont l'expertise est absorbée par la répétition, alors qu'elle serait plus utile sur la sécurité, l'infrastructure et l'anticipation.
Nous croyons que les agents ne remplacent pas l'équipe IT. Ils lui rendent son rôle. Fixer les règles plutôt que les appliquer à la main. Superviser les exceptions plutôt que traiter la file. Décider de ce qu'on délègue, et à quelles conditions. Passer d'une fonction qui subit la croissance de l'entreprise à une fonction qui la prépare.
Les équipes IT les plus avancées le savent déjà. Elles testent, elles expérimentent, elles cherchent le système qui leur permettra de passer à l'échelle. C'est pour elles que nous construisons Primo.
Ce que nous construisons
Une plateforme qui réunit toute l'IT d'une entreprise sur un seul modèle de données, ancré dans les RH. Des agents qui s'appuient sur ce système pour exécuter les opérations de bout en bout. Un cadre qui laisse l'équipe IT maître de chaque décision qui compte.
La levée de 8 millions de dollars que nous venons d'annoncer, auprès de Headline et Global Founders Capital, sert précisément cela. Aller plus loin sur les agents. Les mettre entre les mains de beaucoup plus d'équipes IT, en Europe et aux États-Unis.
Nous croyons que les agents IT deviendront le standard des entreprises modernes. Nous construisons la plateforme sur laquelle ils tourneront.


